Archives de l'auteur : Maurice Bertrand

70ème anniversaire de l’ONU et 70 ans d’erreurs…

ONU

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éfléchir un peu plus que d’habitude, à l’occasion d’un anniversaire décennal, aux causes structurelles de la faiblesse de l’ONU, et d’une façon plus générale à celles du système de relations internationales n’est sans doute pas un exercice inutile, même si ceux qui l’ont précédé n’ont pas abouti à des résultats très satisfaisants. La confusion mentale qui règne aujourd’hui au sujet de ce que l’on appelle « le processus de mondialisation », et donc sur la forme possible et souhaitable d’un système de gouvernance planétaire, ne sera pas dissipée facilement ni rapidement. De patients efforts seront évidemment nécessaires. Quelques remarques sur les méthodes suivies jusqu’ici et sur celles qui peuvent avoir quelques chances de protéger des risques majeurs et de progresser vers des réponses satisfaisantes ne sont donc peut-être pas inutiles.

Maurice Bertrand
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Machiavel ou l’Illusion Réaliste

Machiavel

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a vision du monde qui est celle de Machiavel continue d’imposer à la majorité des esprits une philosophie de résignation fondée sur les concepts de « perversité de la nature humaine », du « caractère sacré de la raison d’État », de « vérité effective de la chose » et de « fin qui justifie les moyens ». C’est cette grille de lecture de l’évolution sociale et de la politique qui nous empêche de voir qu’il est possible aujourd’hui de débarrasser les peuples des « jeux » idiots de la guerre et de l’oppression.

L’œuvre politique de Machiavel nous concerne aujourd’hui de façon très directe parce qu’elle expose de façon claire la théorie de l’asservissement des peuples et que nous sommes toujours asservis. Les formes de notre servitude ont changé depuis 500 ans, mais les méthodes qui permettent à une infime minorité de l’imposer sont toujours les mêmes.

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Contribution à une réforme de l’ONU

ONU

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apport sur la réforme de l’ONU, présenté en octobre 1985, dans le cadre des travaux du Corps Commun d’Inspection des Nations unies ( Joint Inspection Unit. JIU.). Selon le statut de ce Corps, ces rapports sont signés par leurs auteurs, et soumis, avec les commentaires du Secrétaire Général de l’ONU, et des chefs d’Agence concernés, à l’approbation de l’Assemblée Générale. Ce rapport proposait quelques réformes qui auraient pu accroître l’efficacité de la coopération internationale dans les domaines économique et social. Bien qu’approuvé par de nombreux esprits, il a été rejeté par des chefs d’institutions qui ne souhaitaient pas voir modifier leurs pouvoirs. De toute manière, en 2010, l’ONU et son système demeurent irréformables.

Maurice Bertrand
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Mondialisation politique et utopie

PaixL

e plus beau rêve de l’humanité, et sans doute le plus grand, celui de la paix entre tous les êtres humains, est considéré comme utopique par la majorité des esprits. Le mot « utopie » signifie « objectif non réalisable dans un avenir prévisible », ou de façon plus catégorique, « non réalisable du tout ». Tout dépend donc de ce qui est admis comme étant « la réalité ».
Il est aujourd’hui essentiel d’être considéré comme « réaliste », si l’on souhaite être pris au sérieux. Ceci signifie qu’il faut penser qu’il est sans doute possible de faire des efforts pour éviter les guerres — les organisations mondiales et régionales témoignent en ce sens —, mais que si l’on veut être efficace, il faut toujours « préparer la guerre pour avoir la paix. »
Cette croyance, qui est celle de la très grande majorité des acteurs politiques et des politologues, est fondée sur une certaine vision de l’histoire (« il y a toujours eu des guerres, il y en aura donc toujours ») et sur une philosophie de la « nature humaine », avide, perverse et vaniteuse, qui contraindrait périodiquement au recours à la violence collective. Il en résulte que le monde changerait sans doute, grâce au progrès techno-économique, mais qu’il serait ridicule de croire à la possibilité d’un progrès moral.

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Les deux « réalismes »

I l est aujourd’hui essentiel d’être considéré comme « réaliste », si l’on souhaite être pris au sérieux. Ceci signifie qu’il faut penser qu’il est sans doute possible de faire des efforts pour éviter les guerres — les organisations mondiales et régionales témoignent en ce sens —, mais que si l’on veut être efficace, il […]

Rapport sur la planète

Cliquez sur l’image pour l’agrandir L ’histoire de l’humanité est une triste histoire. Et il y a des chances pour qu’elle reste triste longtemps. Elle est celle de l’oppression des peuples par de petites minorités cyniques, avides, féroces, méprisantes et soucieuses seulement de leur pouvoir. Elle s’explique par l’incapacité de contrôler des forces sociales, qui […]

Du danger des « bons sens »

Cliquez sur l’image pour l’agrandir I l n’y a rien d’aussi dangereux que le « bon sens ». L’histoire des « bons sens » qui se sont succédé dans la culture occidentale démontre clairement que les « pièges à peuples » qui n’ont pu être évités, les oppressions les plus terribles, les catastrophes nationales et […]

Le concept de « progrès »

Cliquez sur l’image pour l’agrandir D ans les explications communément acceptées de l’évolution sociale, le concept de « progrès » est, sans conteste, le plus ridicule, malgré sa popularité. L’idée que l’humanité n’a cessé de progresser depuis son apparition sur cette terre est admise comme allant de soi. L’histoire qu’on en raconte a commencé avec […]

Le sabre, le goupillon et d’autres jeux

D e petits groupes, plus dynamiques et plus intelligents que la moyenne, prennent le pouvoir. Le besoin de pouvoir s’explique par le besoin d’organisation face aux besoins à satisfaire et surtout face aux dangers extérieurs. Quelles que soient les formes originelles (familiales, tribales etc.) sur lesquelles nous n’avons pas beaucoup d’informations, l’histoire connue montre que […]

Jeux idiots ?

L ’historien néerlandais Johan Huizinga a publié en 1938 un essai, qui a eu beaucoup de succès, sur la fonction sociale du jeu : « Homo ludens ». Il y explique que « le jeu est plus ancien que la culture », que « la culture naît sous forme de jeu », que c’est dans […]